Quel avenir pour la Foodtech ?

Le secteur de la food tech ne cesse de se développer depuis quelques années, et c’est peu de le dire. C’est la course à l’innovation pour cuisiner plus vite et mieux, et livrer plus vite et mieux. Les consommateurs en demandent toujours plus, et sont toujours à l’affut des nouveautés quand il s’agit de se restaurer. D’après la BPI France, l’alimentaire est un secteur « dopé par le digital", qui donne du sens à la vie des gens. L’alimentaire est un secteur à réinventer, car il ne peut pas mourir, c’est un besoin de première nécessité.

Quels sont les besoins les plus prisés ? Aujourd’hui, à l’heure où Savor Eat développe un appareil pour imprimer en 3D et cuire simultanément des steaks végétaux, et où Instagram investit dans la livraison de repas à domicile, nous sommes en droit de nous demander quels sont les réels besoins des consommateurs ? Qu’attendons nous, nous les consommateurs ? Est ce que les gens attendent un service plus rapide ? Plus efficace ? Avec le moins d’erreurs possible ? Est ce que les français privilégient plus le "sourcing" des produits locaux, où les matières écologiques ou non, dont leurs repas leur sont livré ? La lutte contre le gaspillage est-elle vraiment en première ligne dans le coeur des Français ?

D’après une étude de l’ADN, plus de 50% des 18-24 ans partagent occasionnellement leur nourriture sur instagram, et 1 millenial sur 2 souhaite utiliser une imprimante 3D alimentaire à l’avenir. Ces chiffres donnent des pistes vers les évolutions que le secteur de la foodthech va subir ces prochaines années. 

En terme d’innovation, c’est la course aux tests d’innovation, entre les « grands » du marché. Uber, Deliveroo, Amazon, tous cherchent sans arrêt à répondre ou à créer le besoin du consommateur de demain. Mais comment les startups foodtech françaises font face à ces monstres de l’innovation ? La réponse est simple : Les Français sont fidèles aux marques qui les inspirent et leur parle. Il faut qu’ils s’identifient dans ces marques. L’expérience client et le sentiment d’appartenance n’est plus seulement nécessaire pour les marques comme Apple, Nike ou The North Face. L’entreprise est le reflet du producteur qui la fournit en fruits et légumes, elle est aussi le reflet du cuisinier qui va créer ses recettes.

 

L’éthique est la variable « trouble fête » de la course à l’innovation dans la FoodTech. Et cette variable est plus que bénéfique pour les entreprises françaises. Faciliter la manière de manger, oui, mais faciliter la manière de manger mieux, est le vrai défi des prochaines années dans le secteur de la food tech.